Protégez votre avenir avec une défense efficace
Être accusé de violence conjugale au Québec peut bouleverser votre vie du jour au lendemain. Une arrestation entraîne rapidement - généralement dans les 24 heures - une comparution devant le tribunal, des conditions de mise en liberté strictes et parfois une interdiction de retourner chez vous ou de voir vos enfants. Ces conséquences peuvent survenir avant même qu'un juge n'ait rendu un verdict, et elles peuvent affecter votre emploi, votre logement et vos relations familiales pendant toute la durée du dossier.
Dans ce contexte, la pire erreur est souvent de parler trop vite. Ne faites aucune déclaration à la police sans avoir d'abord consulté un avocat : ce que vous dites - ou ce que vous ne dites pas - dans les premières heures suivant une arrestation peut avoir un impact déterminant sur la suite de votre dossier.
Une accusation n'est pas une condamnation. Vous demeurez présumé innocent tant qu'un tribunal n'a pas rendu son verdict, et vous avez droit à une défense pleine et entière. C'est précisément dans cette période initiale, souvent la plus déstabilisante, qu'un avocat d'expérience peut faire la plus grande différence : protéger vos droits, encadrer vos communications avec la police et le système judiciaire, et poser les bases de votre défense.
Me Patrick Jacques, avocat criminaliste à Québec depuis plus de 20 ans et ancien procureur de la Couronne, connaît les deux côtés d'un dossier criminel : celui de la poursuite et celui de la défense. Cette double expérience lui permet d'anticiper la stratégie du procureur de la couronne et de bâtir une défense rigoureuse, adaptée aux faits propres à votre situation.
Appelez dès maintenant pour une consultation gratuite : (418) 263-1333
Qu'est-ce que la violence conjugale?
Contrairement à ce que plusieurs pensent, la « violence conjugale » n'est pas une infraction prévue au Code criminel. Il s'agit plutôt d'un contexte - celui de la violence entre partenaires intimes, qu'il s'agisse d'un conjoint actuel ou d'un ex-conjoint - dans lequel des accusations criminelles bien précises peuvent être portées. Ce contexte conjugal est néanmoins traité par les tribunaux comme un facteur aggravant au moment de la détermination de la peine (art. 718.2 C.cr.), ce qui peut alourdir de façon significative les conséquences d'une déclaration de culpabilité.
Les accusations les plus fréquemment portées dans un contexte de violence conjugale incluent notamment :
- Voies de fait (simples, armées ou causant des lésions corporelles) - voir notre page sur les accusations de voies de fait
- Menaces de causer la mort ou des lésions corporelles
- Harcèlement criminel
- Séquestration
- Méfait (dommages à un bien)
- Agression sexuelle
Il est également important de comprendre que la violence conjugale peut prendre plusieurs formes au-delà de la violence physique : sexuelle, psychologique (menaces, isolement, contrôle), économique (privation de ressources financières) ou technologique (surveillance, harcèlement en ligne). Chacune de ces formes peut donner lieu à des accusations criminelles distinctes selon les gestes reprochés. Les tribunaux traitent généralement ces dossiers avec sévérité,notamment parce qu’ils concernent des gestes qui auraient été commis dans le contexte d’une relation où les parties devraient normalement pouvoir se sentir en sécurité. Pour un survol complet de ces différentes formes et de la façon dont le droit criminel les traite, consultez notre page Qu'est-ce que la violence conjugale?
Quelles sont les conséquences d'une accusation?
Dès l'arrestation
Dans un contexte de violence conjugale, les conséquences commencent bien avant tout procès et peuvent marquer votre quotidien dès les premières heures suivant l'arrestation :
- Une comparution rapide devant un juge, généralement assortie de conditions de mise en liberté strictes
- Une interdiction de contact avec le plaignant ou la plaignante, incluant toute forme de communication, même indirecte - un message transmis par un proche compte autant qu'un appel ou un texto envoyé directement
- Une interdiction de retourner au domicile familial, même si l'autre partenaire est d'accord pour que vous reveniez - cette décision n'appartient ni à vous ni à l'autre partenaire, mais dépend des conditions imposées par le tribunal
- Des répercussions immédiates sur la garde des enfants et l'accès au logement
- Dans plusieurs cas, une interdiction de possession d'armes à feu, applicable dès la mise en liberté
Ces conditions s'appliquent dès le début du dossier, peu importe l'issue éventuelle des accusations, et peuvent demeurer en vigueur pendant plusieurs mois, le temps que le dossier chemine devant les tribunaux. Une violation volontaire de ces conditions - même motivée par de bonnes intentions, comme reprendre contact parce que l'autre partenaire le souhaite - constitue en soi une infraction criminelle distincte et peut entraîner une nouvelle arrestation, indépendamment du sort des accusations initiales. Ces conditions ne peuvent être modifiées que selon les mécanismes prévus par la loi et généralement par le tribunal - ni vous ni l'autre partenaire ne pouvez les changer d'un commun accord; votre avocat peut toutefois entreprendre les démarches nécessaires afin d’en demander la modification si les circonstances le justifient. Pour comprendre concrètement les différentes étapes d'un dossier de violence conjugale, de l'arrestation jusqu'au règlement, consultez notre article Accusé de violence conjugale : les étapes de votre dossier
En cas de condamnation
Une déclaration de culpabilité entraîne des conséquences qui dépassent largement la peine elle-même :
- Un casier judiciaire, avec les répercussions que cela implique sur l'emploi, les déplacements à l'étranger et certaines démarches d'immigration
- Une peine potentiellement alourdie en raison du contexte conjugal, reconnu par le Code criminel comme un facteur aggravant à la détermination de la peine (art. 718.2)
- Des interdictions de possession d'armes à feu, souvent pour une période prolongée
- Des conséquences additionnelles sur certains emplois, notamment ceux exigeant une habilitation ou un accès à des renseignements sensibles, ainsi que sur certaines démarches liées aux déplacements à l'étranger
Les tribunaux abordent généralement ces dossiers avec sévérité, précisément parce que les gestes reprochés surviennent dans le cadre d'une relation de confiance. Ces conséquences justifient de prendre chaque étape du dossier au sérieux dès le départ, plutôt que d'attendre le procès pour organiser sa défense.
Pourquoi avoir un avocat en violence conjugale?
Un dossier de violence conjugale comporte souvent des zones grises : versions contradictoires, absence de témoins indépendants, preuve reposant en bonne partie sur les déclarations des parties elles-mêmes. Ces dossiers exigent donc une préparation minutieuse, propre à chaque situation - une approche générique ne suffit généralement pas. Un avocat d'expérience en défense criminelle sait où chercher les failles et comment protéger vos droits à chaque étape du processus, de l'arrestation jusqu'au règlement final du dossier.
Une défense adaptée à chaque situation
Examen des déclarations et des messages
Les textos, courriels et échanges sur les réseaux sociaux jouent souvent un rôle central dans ce type de dossier. Une analyse attentive de ces communications permet de faire ressortir les versions contradictoires, le contexte réel des échanges et les éléments qui peuvent nuancer - ou contredire - la version présentée par la poursuite.
Analyse de la procédure
L'arrestation, la lecture de vos droits et la prise de votre déclaration doivent respecter des règles précises. Toute irrégularité dans le déroulement de la procédure peut avoir une incidence importante sur l'admissibilité de la preuve recueillie contre vous, et donc sur l'issue du dossier.
Le procès et les témoins
Le contre-interrogatoire des témoins, y compris du plaignant ou de la plaignante, est souvent une étape déterminante. Il arrive qu'un partenaire refuse de témoigner ou modifie sa version des faits - cela ne signifie toutefois pas que la poursuite s'arrête automatiquement, puisque la Couronne peut choisir de continuer avec d'autres éléments de preuve, comme le témoignage des policiers ou certains éléments de preuve documentaire ou médicale admissibles.
Négociation avec la Couronne
Selon les circonstances propres à chaque dossier, une négociation avec le procureur de la Couronne peut mener à un retrait des accusations, à des conditions révisées ou à un engagement de ne pas troubler la paix (art. 810 C.cr.) - une issue qui n'entraîne pas de casier judiciaire. Chaque dossier est toutefois évalué au cas par cas, et rien n'est automatique : la décision finale de maintenir ou de retirer les accusations relève de la poursuite, et non de l’accusé ni de l’autre partenaire.
Pourquoi choisir Me Patrick Jacques?
- Plus de 20 ans d'expérience en défense criminelle à Québec
- Ancien procureur de la Couronne, avec une compréhension approfondie de l'approche de la poursuite dans les dossiers de violence conjugale
- Connaissance approfondie des tribunaux de la région de Québec, incluant le fonctionnement du tribunal spécialisé en matière de violence conjugale et sexuelle
- Une approche stratégique, bâtie sur les faits propres à votre dossier plutôt que sur des formules toutes faites
- Une consultation gratuite pour discuter de votre situation en toute confidentialité
Votre avenir est en jeu – Agissez maintenant
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Ce texte est de l'information juridique générale et ne constitue pas un avis juridique. Chaque situation est unique : consultez un avocat pour votre dossier.
Questions fréquentes
La violence conjugale désigne toute forme de violence commise dans une relation intime, par un conjoint actuel ou un ex-conjoint. Le Code criminel n’en fait pas une infraction distincte : les gestes sont plutôt qualifiés de voie de fait, d’agression sexuelle ou de harcèlement criminel, la relation intime constituant une circonstance aggravante à la peine.
Lire la réponse complèteTout comportement violent ou abusif exercé dans une relation amoureuse ou conjugale, avec un partenaire actuel ou ancien, relève de la violence entre partenaires intimes. Elle dépasse les gestes physiques et englobe le contrôle, l’intimidation et la domination, ainsi que les violences psychologique, sexuelle, économique et technologique portant atteinte à la sécurité et à la dignité.
Lire la réponse complèteLa légitime défense, le consentement réel et éclairé, l’absence d’intention criminelle, la fausse accusation, l’insuffisance de la preuve ou la violation des droits constitutionnels comptent parmi les moyens de défense possibles contre une accusation de violence conjugale. La présomption d’innocence impose au DPCP de prouver la culpabilité au-delà de tout doute raisonnable.
Lire la réponse complèteNon, la victime ne peut pas faire retirer des accusations : dans le système de justice canadien, ce n’est pas elle qui contrôle les poursuites, mais le procureur de la Couronne. Une fois des accusations portées, le dossier appartient au ministère public, et la décision de le maintenir repose sur la preuve et l’intérêt public.
Lire la réponse complèteLa justice criminelle canadienne ne repose pas sur une plainte privée, si bien que le refus de la victime de porter plainte n’arrête pas nécessairement les procédures. Dès qu’une infraction est signalée à la police, le dossier appartient au procureur de la Couronne, qui décide de porter ou de maintenir les accusations selon la preuve et l’intérêt public.
Lire la réponse complèteNon, tant qu’une interdiction de contact est en vigueur, reprendre contact avec le conjoint demeure illégal, même si celui-ci le souhaite. Ces conditions restent valides jusqu’à ce qu’un tribunal les modifie; un contact non autorisé constitue une violation d’engagement pouvant mener à une nouvelle arrestation ou à des accusations supplémentaires.
Lire la réponse complèteSi le conjoint ne se présente pas au tribunal, le dossier n’est pas automatiquement abandonné : au Québec, c’est le DPCP, et non la victime, qui décide de la suite selon la preuve disponible. La poursuite peut continuer sans son témoignage, ou un mandat d’arrestation peut être demandé pour contraindre un témoin assigné.
Lire la réponse complèteCela dépend des conditions qui vous sont imposées au moment de votre remise en liberté. Dans de nombreux dossiers de violence conjugale, les conditions initiales peuvent interdire de communiquer avec la personne plaignante ou de se rendre à certains endroits, notamment son domicile. Lorsque les conjoints habitent ensemble, une telle condition peut donc empêcher concrètement la personne accusée de retourner au domicile commun. Il est essentiel de lire attentivement les conditions qui vous ont été imposées avant de retourner chez vous. Tant qu’une condition est en vigueur, elle doit être respectée, même si la personne plaignante souhaite votre retour.
Lire la réponse complèteCela dépend des conditions précises qui vous sont imposées dans votre dossier criminel. Une accusation en contexte de violence conjugale n'entraîne pas automatiquement une interdiction de voir vos enfants. Toutefois, les conditions de remise en liberté peuvent interdire de communiquer avec la personne plaignante ou de vous rendre au domicile familial. Selon leur formulation et la situation familiale, ces conditions peuvent avoir pour effet de limiter concrètement vos contacts avec vos enfants. Il est donc essentiel de vérifier exactement ce que vos conditions permettent avant d'organiser un contact ou un échange avec les enfants.
Lire la réponse complèteLe tribunal spécialisé en matière de violence sexuelle et de violence conjugale est un tribunal créé au sein de la Cour du Québec afin de prévoir un cheminement particulier pour les poursuites qui impliquent un contexte de violence sexuelle ou de violence conjugale. Son objectif est notamment d'adapter le parcours judiciaire aux réalités particulières de ces dossiers, d'améliorer l'accompagnement des personnes victimes et de favoriser la spécialisation et la formation continue des intervenants concernés. Pour une personne accusée, le fait qu'un dossier chemine dans ce cadre spécialisé ne modifie toutefois pas les principes fondamentaux du droit criminel : la présomption d'innocence, le fardeau de preuve de la poursuite et le droit à une défense pleine et entière demeurent applicables.
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