Accusé de voies de fait? Protégez vos droits dès maintenant
Une accusation de voies de fait peut bouleverser votre vie en un instant. Une condamnation peut entraîner une peine d'emprisonnement, un casier judiciaire permanent et des conséquences graves sur votre emploi, vos finances et votre liberté.
Ne prenez aucun risque : chaque parole que vous prononcez peut être retenue contre vous. Avant de parler aux policiers ou aux enquêteurs, faites appel à un avocat.
Me Patrick Jacques, avocat en droit criminel à Québec, met à profit plus de 20 ans d’expérience pour vous accompagner à chaque étape du processus. Il vous aide à comprendre vos droits, à éviter les pièges et à construire une défense stratégique et rigoureuse.
Appelez dès maintenant pour une consultation gratuite : (418) 263-1333
Qu’est-ce qu’une accusation de voies de fait?
Les voies de fait désignent tout contact physique non consenti, une tentative de contact ou une menace crédible de violence. Même sans blessure, un geste peut suffire à entraîner des accusations criminelles.
Les infractions sont classées en trois niveaux :
- Voies de fait simples – Tout contact physique non consenti, même sans blessure.
- Voies de fait avec lésions corporelles ou avec une arme – Contact ayant causé des blessures ou impliquant l’usage ou la menace d’une arme
- Voies de fait graves – Blessures mettant en danger la vie de la victime ou entraînant des séquelles permanentes.
Un simple geste perçu comme menaçant peut suffire à entraîner des poursuites. Il est essentiel de comprendre vos droits et de bénéficier d’une défense solide et stratégique.
Quelles sont les sanctions pour voies de fait?
Les peines varient en fonction de la gravité de l’infraction et de la manière dont elle est poursuivie (procédure sommaire ou acte criminel)
Voies de fait simples
- Procédure sommaire : Jusqu’à 2 ans moins un jour de prison et/ou 5 000 $ d’amende.
- Acte criminel : Jusqu’à 5 ans de prison.
Voies de fait causant des lésions corporelles ou avec une arme
- Blessures graves : Jusqu’à 10 ans de prison.
- Mutilation ou défiguration : Jusqu’à 20 ans de prison.
Voies de fait graves
- Jusqu’à 14 ans de prison.
Chaque situation est unique. Une défense bien préparée peut permettre d’éviter une condamnation, réduire la peine ou obtenir des mesures de rechange.
Questions fréquentes
Devant une fausse accusation de violence conjugale, il faut respecter scrupuleusement les conditions imposées, éviter tout contact avec la plaignante et conserver ses propres preuves — messages textes, courriels ou témoins. Ces accusations peuvent entraîner arrestation, détention provisoire et restrictions parentales dès le dépôt de la plainte.
Lire la réponse complèteLe retrait des accusations relève exclusivement du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), et non de la victime : l’accusé ne peut l’exiger. L’avocat de la défense peut toutefois déposer une demande officielle, contester la preuve ou négocier avec la Couronne, qui évalue la suffisance de la preuve et l’intérêt public.
Lire la réponse complèteSous une interdiction de contact, il faut s’abstenir de toute communication directe ou indirecte avec la personne visée — appel, texto, courriel, réseaux sociaux ou message transmis par un tiers — et éviter les lieux qu’elle fréquente. Cette condition demeure en vigueur tant qu’un juge ne la modifie pas, et tout manquement constitue une infraction criminelle distincte.
Lire la réponse complèteNon, l’affaire n’est pas automatiquement abandonnée si le conjoint refuse de témoigner. Au Québec, c’est le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), et non la victime, qui décide de poursuivre ou de retirer une poursuite. Si d’autres preuves suffisent, le procès peut avoir lieu sans ce témoignage.
Lire la réponse complèteL’une des formes les plus sérieuses de voies de fait, la voie de fait grave est prévue à l’article 268 du Code criminel et vise l’agression qui blesse, mutile, défigure ou met en danger la vie de la victime. Acte criminel pur, elle ne peut être poursuivie sommairement, et sa peine maximale atteint 14 ans d’emprisonnement.
Lire la réponse complèteL’agression avec une arme, ou voie de fait armée, est une infraction prévue à l’article 267 du Code criminel qui s’applique lorsqu’une personne utilise, brandit ou menace d’utiliser une arme au cours d’une agression, même sans blessure. Comme infraction mixte, elle entraîne au maximum 10 ans d’emprisonnement en cas de poursuite par acte criminel.
Lire la réponse complèteSelon l’article 265 du Code criminel, on parle de voie de fait lorsqu’une personne utilise la force, ou menace d’utiliser la force, contre une autre personne sans son consentement.
Lire la réponse complètePrévue à l’article 267(b) du Code criminel, l’agression avec lésions corporelles (ou voie de fait causant des lésions corporelles) survient quand une voie de fait entraîne une blessure réelle. Elle se situe entre la voie de fait simple et la voie de fait grave. Cette infraction mixte est passible d’un maximum de 10 ans d’emprisonnement.
Lire la réponse complèteOui, dans certaines circonstances. Le fait qu'une accusation de voies de fait découle d'une bagarre ne signifie pas que la légitime défense est automatiquement exclue. L'article 34 du Code criminel prévoit les circonstances dans lesquelles l'emploi de la force peut être justifié pour se défendre ou défendre une autre personne. Le tribunal doit toutefois analyser l'ensemble des circonstances. Le simple fait d'avoir été frappé en premier ne suffit pas automatiquement à établir la légitime défense, tout comme le fait d'avoir participé à une bagarre ne l'exclut pas nécessairement.
Lire la réponse complèteOui. En droit criminel, une voie de fait ne suppose pas nécessairement une blessure. L'article 265 du Code criminel prévoit notamment qu'une personne commet des voies de fait lorsqu'elle emploie intentionnellement la force contre une autre personne, directement ou indirectement, sans son consentement. Le seuil peut donc être relativement bas : une bousculade, une gifle ou un autre contact physique qui ne laisse aucune marque peut, selon les circonstances, constituer une voie de fait. Pour un survol des différents types de voies de fait reconnus par la loi, consultez notre page sur les voies de fait.
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